DJI passe à l'offensive contre la FCC
DJI a officiellement déposé une plainte contre la Commission fédérale des communications des États-Unis, lui reprochant d'avoir interdit à l'entreprise d'importer et de commercialiser ses produits sur le territoire américain.
Cette décision judiciaire marque une escalade majeure dans un conflit qui dure depuis plus d'un an entre le géant chinois des drones et les autorités américaines.
La « liste couverte » au cœur du litige
En décembre dernier, la FCC a inscrit DJI sur ce qu'elle appelle la « Covered List » — une liste noire qui interdit de fait l'importation de tout nouveau drone DJI aux États-Unis. Dès leur ajout à cette liste, les produits DJI et d'autres drones d'origine étrangère ne peuvent plus légalement franchir les frontières américaines.
En réponse, DJI a déposé une requête en révision auprès du Neuvième Circuit, contestant directement cette décision qui touche ses équipements de communication et de vidéosurveillance.
DJI dénonce une procédure viciée
Dans sa pétition, DJI affirme que la décision de la FCC est entachée de vices à la fois procéduraux et substantiels. La Commission ne peut inscrire un produit sur cette liste que s'il représente une menace réelle pour la sécurité nationale — or, selon DJI, aucune menace concrète associée à ses produits n'a jamais été identifiée.
« Malgré de nombreuses tentatives d'engager le dialogue avec le gouvernement, DJI n'a jamais eu la possibilité de fournir des informations permettant de répondre ou de réfuter les préoccupations soulevées », précise un porte-parole de la société. L'entreprise estime que ces manquements violent à la fois la Constitution américaine et la législation fédérale.
Des conséquences concrètes pour les utilisateurs américains
Au-delà des enjeux commerciaux, DJI souligne l'impact direct sur des milliers de professionnels américains. Propriétaires de petites entreprises, agents de sécurité publique, agriculteurs et créateurs de contenu font partie de ceux qui dépendent quotidiennement des technologies DJI pour exercer leur métier ou sauver des vies.
Selon DJI, pendant que les utilisateurs américains se voient privés des dernières innovations, les clients du reste du monde continuent d'en bénéficier sans restriction — une situation jugée profondément inéquitable.
Une impasse qui dure depuis plus d'un an
Le bras de fer entre DJI et Washington ne date pas d'hier. Fin 2024, l'entreprise avait été placée sur une liste imposant un audit de ses produits et de sa sécurité, condition nécessaire pour maintenir ses activités légales aux États-Unis. Cet audit n'a jamais été réalisé, en dépit des demandes répétées de DJI tout au long de l'année 2025.
Il semble que les agences gouvernementales concernées aient délibérément laissé expirer les délais plutôt que de procéder à l'audit pourtant mandaté par le Congrès.
DJI réaffirme sa transparence
Tout au long de cette période de crise, DJI a maintenu une position constante : elle n'a rien à cacher et accueillerait favorablement tout examen indépendant et objectif de ses activités.
« DJI prend très au sérieux la sécurité de ses produits. Nous continuerons d'agir de manière constructive avec la FCC et l'ensemble des parties prenantes », a conclu le porte-parole de l'entreprise, soulignant l'engagement durable de DJI envers le marché américain.













