Photos Attendrissantes d’une Ourse Polaire et Ses Oursons pour la Journée Internationale de l’Ours Polaire

Une journée mondiale célébrée à travers l'objectif d'un photographe animalier

Cette année marque la 21e édition de la Journée Internationale de l'Ours Polaire. Pour l'occasion, le photographe animalier Daniel Cox partage ses plus beaux clichés de mères et d'oursons dans leur milieu naturel.

Cox se rend régulièrement dans la baie d'Hudson, au Canada, pour immortaliser ces familles au moment où elles quittent leur tanière, aux alentours de cette période de l'année.

Une période critique pour la survie des oursons

« En ce moment même, des mères ours polaires sont blotties avec leurs nouveau-nés partout dans l'Arctique, se préparant à quitter leurs tanières pour commencer à élever leurs petits sur la banquise », explique Cox.

« C'est la période la plus vulnérable de la vie d'un ours polaire. En moyenne, moins de la moitié des oursons atteignent l'âge adulte. » Les photos de Cox témoignent de ces instants précieux : des oursons qui grimpent sur leur mère et se chamaillent entre eux, par des températures bien en dessous de zéro.

Des guides locaux essentiels pour approcher les ours

« Je travaille parfois avec des guides locaux pour m'approcher de mes sujets, comme ce fut le cas pour ces photographies de la sortie de tanière », précise Cox.

« Mes guides géraient à l'origine une ligne de piégeage dans la zone où une grande partie de la population d'ours polaires de l'ouest de la baie d'Hudson établit désormais ses tanières. Forts de leur savoir et de leurs décennies d'expérience, ils ont fondé le Watchee Lodge. C'est grâce à leur aide que j'ai pu capturer ces photographies. »

Des véhicules spéciaux pour traverser la toundra

Cox se déplaçait à bord de véhicules à chenilles spécialisés, fournis par Watchee, lui permettant d'accéder aux zones de la toundra où évoluent les ours. Sur les six saisons qu'il a passées au Watchee Lodge, il rencontre en moyenne une famille d'ours polaires par semaine au cours d'une saison de quatre semaines.

« Parfois c'était davantage, et d'autres fois moins », confie Cox. « Le pisteur principal, Morris Spence, quittait le lodge tôt le matin pour retrouver les traces d'une mère ayant quitté sa tanière avec ses oursons. »

Un trajet de deux à trois jours vers la banquise

« Du repaire jusqu'à la banquise, le voyage dure généralement deux à trois jours pour une mère ours et ses petits », poursuit-il. « Avec les motoneiges et les fourgons à chenilles, il nous était impossible d'atteindre la banquise. Il était donc impératif que Morris trouve une mère sortant tout juste de sa tanière, à proximité du lodge, ou une qui passait par là. Nous étions ainsi limités aux seules rencontres rapprochées. »

Pourquoi la Journée de l'Ours Polaire est si importante

Pour Cox, cette journée est bien plus qu'une simple commémoration symbolique. C'est un véritable levier pour sensibiliser le public à la protection de ces animaux.

« Soyons honnêtes : toutes les personnes que j'ai rencontrées trouvent que les oursons polaires sont les créatures les plus adorables qu'elles aient jamais vues. Les familles d'ours polaires captent immédiatement l'attention des gens », dit-il.

Les ours polaires, baromètres de la santé de notre planète

« Pour moi, ils représentent l'accroche qui pousse les gens à s'investir. Face à toutes les problématiques liées au changement climatique que connaît notre planète, amener les gens à se soucier de ces animaux extraordinaires est une bonne chose. »

Cox insiste sur le rôle clé de ces prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire : « Si vous prenez soin des ours polaires, vous prenez soin de tout ce qui se trouve en dessous d'eux. » Ce qui est bénéfique pour les ours polaires l'est pour l'ensemble des êtres vivants sur Terre, humains compris. Une vision que Cox résume simplement : « tout le monde y gagne ».

Retour en haut